En montagne, de tous temps,les éleveurs ont mis en œuvre des pratiques collectives pour affronter les contraintes sévères qui leur sont imposées.
Dès les années 50, le phénomène d’exode rural vers les centres industrialisés, ainsi que le développement du tourisme ont entraîné l’abandon des territoires pastoraux de montagne. Face aux risques naturels croissants et à la fermeture des prairies et des alpages, les pouvoirs publics ont réagi.
En 1972, la première loi relative à la mise en valeur pastorale des régions d’économie montagnarde (Loi pastorale), a ainsi mis en œuvre deux outils juridiques toujours très utilisés et “modernes” : l’association foncière pastorale (AFP) et le groupement pastoral (GP), ces deux outils ayant pour finalité une gestion et une exploitation efficace du domaine pastoral afin de préserver ce milieu.
L’association foncière pastorale permet de regrouper les propriétaires fonciers, tandis que le groupement pastoral est une structure d’exploitation collective, qui réunit les éleveurs qui choisissent une gestion commune de leurs troupeaux.

Depuis 1988, la Fédération Pastorale de l'Ariège a initié la création de 76 Associations Foncières Pastorales, regroupant 26500 ha de foncier et 85 Groupements pastoraux mettant en valeur 112 000 ha de pâturages et employant 80 bergers et vachers d'estive.