la forêt D'ARIEGE-PYRENEES

Le département de l'Arièe compte actuellement une surface boisée de production de 262 000 hectares dont 187 000 ha qui appartiennent aux propriétaires forestiers privés.

Taux de boisement D'ARIEGE-PYRENEES

Un taux de boisement élevé dans les zones escarpées

Le département Ariège-Pyrénées compte actuellement une surface boisée de production de 262 000 hectares dont 187 000 ha qui appartiennent aux propriétaires forestiers privés. Nous sommes le premier département forestier de la région.
La forêt ariégeoise est composée d’un large panel d’essences (hêtres, sapins, épicéas, chênes, châtaigniers, merisiers, frênes, pins) apte à produire différentes qualités allant du bois d’œuvre au bois énergie mais elle est de plus en plus difficilement valorisable. La récolte de bois est très faible au regard de la production annuelle naturelle. Seulement 18 % est prélevé chaque année.
Cependant, la forêt ariégeoise est productive et diversifiée. Associé à un réseau de transformation local, les opportunités de la gestion forestière sont nombreuses: production de bois d'œuvre, développement de la filière bois énergie…
Par contre, notre forêt départementale essentiellement privée, est particulièrement morcelée et non gérée.
L'amélioration du foncier forestier est donc un enjeu majeur pour la mobilisation et la gestion durable de cette ressource.


La forêt d'aujourd'hui: une exploitation difficile

La forêt d'Ariège-Pyrénées est difficilement exploitable à l'heure actuelle en raison du  fort morcellement des parcelles forestière.  92,7 % des parcelles sont
inférieures à 4 ha qui est le seuil d'unité de gestion économiquement viable.
Les limites de parcelles de forme souvent allongées sont difficilement identifiables.
La voirie forestière est actuellement insuffisante et sous dimensionnée sur certains secteurs pour permettre une exploitation convenable pour la mobilisation des bois murs.

Une absence de gestion forestière:

L’absence de gestion est due à l’émiettement du foncier qui ne permet pas aux propriétaires d’avoir une approche économique de leur patrimoine. Le risque de la coupe rase opportuniste de type "minière" est à son maximum, ce qui pourrait compromettre à terme un potentiel d'avenir.
Les coupes à blanc contribuent à une détérioration de la qualité des peuplements futurs. Une forêt mal gérée maintient des peuplements dans un état insuffisant pour produire de la qualité et amoindri également la qualité paysagère (forêts moins ouvertes, moins diversifiées). De plus il n'y aura pas d'amélioration des revenus des propriétaires s'ils n'effectuent pas de gestion forestière.

la forêt privée en ariege-pyrenees

Importance des surfaces privées de petite taille
(inférieure à 4 ha)

Le gestionnaire sylvicole

Un rôle clé pour la concertation entre les partenaires et la gestion de la forêt

Une évolution économique

Le marché du bois a évolué, les industriels se sont mécanisés pour l'exploitation forestière afin de baisser leur coût d'exploitation. Par conséquence, les lots de bois à vendre doivent être plus importants pour attirer un acheteur et débuter une négociation sur les prix de ventes.

Des regroupements pour améliorer durablement la gestion forestière et l'exploitation?

L'objectif du regroupement est de constituer des unités de gestion viables en regroupant des parcelles de petite taille. Pour pallier aux problèmes de morcellement, le regroupement de propriétaires est une nécessité pour assurer la faisabilité et l’efficacité des actions à entreprendre dans les unités de gestion sylvicole.
Le regroupement  devient le représentant de tous les propriétaires et met en place une gestion concertée du territoire regroupé et constitue des unités de gestion sylvicole.

Des regroupements fonciers générateurs d’activités

Les formules de gestion seront formalisées par la réalisation d’un plan simple de gestion (PSG) prenant en compte plusieurs propriétés individuelles pour coordonner leurs projets de travaux et de coupes. Ainsi les associations pourront s’adresser de façon organisée à l'intervenant économique avec l’aide du Gestionnaire Sylviculteur (GS).
Le gestionnaire sylviculteur mettra en place une gestion raisonnée en application d’un PSG, qui permettra une meilleure valorisation des bois pour le compte des associés.
La gestion forestière que mènera le GS permettra une mise en valeur de la ressource par le biais de travaux sylvicoles et des coupes raisonnées en fonction des besoins. Ces coupes n’appauvriront pas la ressource, mais au contraire, elles valoriseront la forêt et procureront une activité économique aux intervenants de la filière bois. L’exploitation forestière permettra à la forêt de jouer pleinement son rôle dans l’aménagement du territoire.
Le GS veillera aussi à limiter l’impact visuel de l’exploitation pour préserver le cadre de vie des habitants ainsi que des usagers de la forêt.
L’installation d’un GS est une opportunité de développement pour les communes. Le gestionnaire sylviculteur s'affirmera comme un composant indispensable au développement de l'activité forestière en Ariège qui doit s'articuler selon trois enjeux :

  • Un enjeu social: La création ou le maintien d'un habitat permanent permet de fixer une population active et d'assurer la pérennité de commerces et de services de proximité.
  • Un enjeu économique: En participant à la création et au maintien d'emplois, l'activité forestière permet de valoriser les ressources naturelles et renouvelables d'un territoire. Elle contribue au développement d'autres activités économiques telles que le tourisme qui bénéficie de l'ouverture du milieu naturel et de l'image attractive d'une forêt vivante et dynamique.
  • Un enjeu environnemental: Maintenir une activité forestière  permet de conserver la diversité des paysages indispensable à la préservation de l'environnement et de la biodiversité. C'est également un moyen de lutter contre les risques naturels.

  
Le rôle des élus locaux est primordial

Parce qu'ils connaissent le terrain ainsi que les propriétaires dont ils comprennent le quotidien, les Maires et les conseillers municipaux sont les mieux placés pour savoir que le maintien d'activité économique est nécessaire à la vie des communes.
Être à l'origine de la démarche permet aux élus de jouer pleinement leur rôle de déclencheurs, puis de médiateurs entre les attentes individuelles et les intérêts collectifs tout au long du projet. Ils sont ainsi les garants de l'équilibre des forces en présence.

Les modes de regroupement

Il existe 2 modes de regroupement des propriétaires forestiers pour une gestion concertée :les associations syndicales et les groupements forestiers

  • Les associations syndicales:
     Ce sont des formules de gestion concertée prévues par les articles L.241-1 et suivant du code forestier ainsi que l'article L.141-4 du code rural. Ces associations permettent de regrouper les propriétaires forestiers qui souhaitent engager des travaux ou des opérations communes de mise en valeur de leur terrain au sein d'un périmètre bien défini.
    Il y a deux types d'associations syndicales :
  • les AS libres, groupement de droit privé constitué de façon totalement volontaire
  • les AS autorisées, établissements publics soumis à des règles de droit publics et à la tutelle de l'administration (Etat). Ce type d'associations peut, lors de sa composition, obliger une minorité de propriétaires réfractaires à y adhérer du moment qu'une majorité de propriétaires veulent se regrouper.
  • Le groupement forestier est défini par l'article L126-2 et suivants du code rural, les articles L.241-1 et suivants et l'article R.241-1 et suivants du code forestier. Le groupement forestier est une société civile spécifique à la propriété forestière. La formation d'un groupement forestier est volontaire. Les membres d'un GF ne sont plus propriétaires d'une ou plusieurs parcelles forestières au sein du groupement. Ils bénéficient en contre parties de la valeur de leurs apports, d'un certain nombre de parts.